Printemps 2018 à Shanghai

By MissLo

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Planifié à la toute dernière minute, ce voyage marque cette année ma dixième année en Chine!

Départ de Montréal le mercredi 28 mars, à 13 h 30.
Arrivée à Shanghai le jeudi 29 mars, à 15 h 30.
Vol direct avec Air Canada : 14 heures.

J'ai quelques yuans de mon précédent voyage, ma carte de métro et un total de 200 $ récoltés dans mon petit cochon.

Et j'ai préparé mon petit calepin de voyage qui me servira de compagnon pendant huit jours. J'ai commencé à y consigner des idées de visites, de choses à faire ou à voir.

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Déjà que ma course en taxi pour me rendre à l'aéroport m'a coûté 25,25 $ (!!), voilà que mon vol est AC11 (!!) et Mon siège, 22A (!!). Décidément, les chiffres doubles me poursuivent ;-)

Entre les trois repas qui nous ont été servis, j'ai réussi à regarder "Call me by your name", "Les rois mongols" et "Happy End", un film français un peu énervant. J'ai aussi dormi quelques heures, à deux reprises. Finalement, un vol de 14 heures, ça passé plus vite qu'on pense.

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Question de me dégourdir les jambes après quelque 16 heures dans l'avion (nous avons dû attendre 2 heures avant le décollage, car les pilotes attendaient un nouveau plan de vol qui éviterait de passer au-dessus de la Russie!), je vais marcher autour de l'hôtel.

Ça danse au parc Xujiahui! Du disco chinois, puis des slow : il y en a pour tous les goûts.

Puis au grand carrefour, un rond-point entouré de 4 méga centres commerciaux, il y a toujours des magasineurs peu importe l'heure. À Shanghai, les magasins sont tous ouverts jusqu'à 22 h tous les soirs!

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Évidemment, je n'ai pu m'empêcher d'entrer dans ce café-librairie-boutique (photo2) sur trois étage où se côtoient les livres à lire et à regarder, des photos et affiches, du beau papier et de beaux stylos, le tout, avec une musique toute douce en arrière plan. Tellement beau que j'ai demandé ce que c'était.

La première photo, c'est juste un passage extérieur avec impression de bibliothèque. À Shanghai, ils font souvent ça, un genre de décor invitant sur les trottoirs avec des tables et fauteuils, ou encore à l'intérieur des petits restos ou boutiques de vêtements tendances.

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Belle journée printanière pour se promener. Il fait plus de 20C.

La dernière photo est prise du Keven Café, juste en-dessous de mon hôtel. C'est la vue sur la rue Hengshan depuis ma table. Au menu ce midi : potage à la citrouille et sandwich au thon et à la tomate. J'aurais bien voulu manger sur la terrasse, mais elle était déjà occupée par un groupe d'hommes fumant la cigarette. Wouache! :-(

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Dans cet orphelinat, les Jésuites apprenaient différentes techniques artisanales, notamment la peinture, la gravure sur bois et la sculpture, le vitrail et l'imprimerie, pour n'en nommer que quelques unes. À l'époque, ils imprimaient d'ailleurs des livres, religieux et scientifiques, entre autres, dans plusieurs langues dont le mandarin, le latin et le français.

Et c'est dans cet orphelinat qu'a grandit Zhang Chongren, alias Tchang, celui qui allait servir d'inspiration à Hergé pour devenir le seul véritable ami de Tintin, celui qu'il considérait comme son frère dans Le Lotus Bleu. En quittant l'orphelinat de Shanghai pour aller vivre à Bruxelles, et étudier à l'Académie des Arts de cette ville, Zhang a fait la rencontre d'un certain Georges Rémi, dit Hergé, avec qui il s'est lié d'amitié. Et Hergé a ensuite décidé de transposer cette précieuse amitié qui allait durer toute une vie dans ses aventures de Tintin aux pays des Chinois.

Le Lotus Bleu a d'abord été édité en 1936 (!!), puis une nouvelle édition en couleurs à vue le jour en 1946. C'était le 5e album de Hergé, et certainement son plus important. Zhang, lui-même un artiste accompli, a beaucoup aidé Hergé à dessiner et peindre selon les techniques chinoises. Il lui a aussi beaucoup appris sur l'histoire, la politique et la philosophie chinoises. Et c'est lui qui a montré à Hergé ce qui allait devenir sa signature artistique : la ligne claire.

Zhang a raconté à Hergé exactement ce qu'il s'était passé lors de l'invasion des Japonais en Chine, et c'est ce qui fut montré dans l'histoire du Lotus Bleu. Tellement, que les Japonais n'ont pas du tout apprécié et ont même officiellement porté plainte au gouvernement belge. Tous disaient que cet album n'était plus fait pour des enfants. Sauf que tous les enfants adoraient. Et les Chinois ne pouvaient faire autrement que de s'en réjouir. À tel point que Madame Chang K'ai-shek (l'épouse du président chinois de l'époque) a invité Hergé à venir visiter la Chine.

Quelle histoire!

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Sur la rue, des pancartes indiquent lorsqu'une station de métro n'est pas très loin ou qu'elle est tout proche. Ici, c'est l'entrée de la station Hengshan Road.
À l'intérieur, c'est tranquille vu qu'on est dimanche matin et non un jour de semaine. Mais on doit passer la sécurité, c'est-à-dire passer sa valise, son sac à dos ou autres gros paquets sur le tapis roulant. À moins de faire comme les habitués et passer tout droit d'un pas assuré. Dans ce cas, on nous laisse faire.
Ensuite, il suffit de montrer notre "carte Opus shanghaienne" sur le lecteur du tourniquet pour entrer. Si on regarde le lecteur au même moment, on peut voir combien d'argent il reste sur notre carte. Car ici, le prix varie en fonction de la distance parcourue. C'est pourquoi arrivé à destination, il faut de nouveau montrer notre carte devant le lecteur du tourniquet de sortie.
À noter : quand on arrive à notre station de destination, il y a toujours plusieurs sorties possibles, parfois jusqu'à 7! Alors laquelle choisir? Il suffit d'aller au box d'information et de dire, ou montrer du doigt dans notre guide, l'endroit qu'on cherche. On nous indique alors le numéro de sortie à prendre. Il arrive parfois que la personne du box ne comprenne rien mais pas de souci, il y a toujours un(e) bon(ne) samaritain(e) parlant anglais passant par là pour nous aider.

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Après une station sur la ligne 1 (rouge) jusqu'à la station Xujiahui, je dois changer pour la ligne 9 (bleu pâle). Impossible de se perdre, juste à suivre la flèche bleu pâle au sol.

À noter : changer de ligne de métro ici, c'est pas comme transférer à Berri ou Lionel-Groulx. Pour passer de la ligne 1 à la ligne 9, il faut marcher 10 minutes d'un bon pas dans les corridors. Une fois sur le nouveau quai, on vérifie quel côté attendre en regardant le schéma des stations au-dessus des portes vitrées.

Je suis à Xujiahui et je vais à Dapuqiao. Donc, 3 stations à faire.

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Tianzifang, c'est Taikan Lu. C'est un dédale de lilongs (ruelles) où se trouvent de petites boutiques de souvenirs et de petits restos. L'endroit est maintenant envahi par les touristes et les locaux y vont moins. C'était l'inverse les premières années que j'y suis venue. Mais c'est quand même agréable de se promener dans ce quartier de maisons de type shikumen, typiques et emblématiques de Shanghai, qui furent construites entre 1900 et 1940.
Aujourd'hui, malheureusement, beaucoup de ces shikumen sont démolies au profit de tours à condo super luxueuses.

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La Concession française de Shanghai fut, entre 1849 et 1946, un territoire chinois sous administration française. Ce territoire recouvre les quartiers actuels de Xuhui et Luwan. Les Français voulaient à l'époque y reconstituer, en quelque sorte, la ville de Paris. Tout était organisé pour reproduire le style très décontracté de Paris du début du XXème siècle pour organiser l'ancienne concession française de Shanghai. Grandes avenues ombragées, villas françaises mais aussi cafés, boutiques et bars étaient l'essence de ce quartier. L'endroit aurait alors été nommé la Cité Bourgogne, en rappel de la région de France.

D'abord d'une superficie de 66 hectares, la Concession fut agrandie jusqu'à 144 hectares en 1900. En 1903, les Français entreprirent de planter des platanes en bordure des rues. Ce qui fait qu'aujourd'hui, les feuilles de ces arbres plus que centenaires se touchent dès l'été venu pour créer des tunnels verts qui protègent du soleil intense estival.

À bien y penser, je pense comprendre pourquoi j'ai toujours de la difficulté à m'orienter dans ce soin de la ville. Les rues ne sont pas toutes organisées en quadrilatères bien définis, plusieurs partant en pointe à partir d'un rond-point commun. Un peu comme à Paris, justement. Ou comme à Ville Mont-Royal, où tout le monde se perd!

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Les brioches chinoises à la vapeur (bao) sont évidemment très populaires à toute heure du jour, mais celles-ci étaient particulièrement amusantes avec leurs décorations animales en forme de pingouins, de canards et de souris.

Puis, une autre boutique a déjà mis la table avec ses fruits et légumes séchés façon chips : haricots, champignons, brocolis, bananes, ananas, pêches, alouette, ah!

Finalement, quoi de mieux qu'un cornet de crème glacée par une chaude journée de printemps!

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